Le secteur social et médico-social se transforme. Les frontières entre les services
évoluent, les organisations se décloisonnent, les dispositifs se rapprochent,
les coopérations avec le droit commun et les partenaires se développent.
Les personnes accompagnées prennent également une place croissante dans les
décisions qui les concernent.
Dans ce mouvement, faire équipe ne signifie plus seulement travailler ensemble au sein d’un même service. Il faut désormais savoir coopérer entre équipes, entre métiers, entre organisations, avec des partenaires et avec les personnes accompagnées. Pour les chef·fe·s de service et les managers de proximité, cette évolution modifie profondément les façons d’organiser, de décider et d’exercer leur fonction.
Mais comment faire équipe lorsque chacun appartient à une équipe différente ?
Qu’est-ce qui nous relie lorsque les frontières bougent ?
Qu’est-ce qui permet de construire du collectif lorsque les cultures professionnelles,
les responsabilités ou les priorités ne sont pas toujours les mêmes ?
À ces questions s’ajoutent les contraintes du quotidien : manque de temps, multiplication des réunions, exigences de reporting et de traçabilité, nécessité de rendre compte, tout en demandant aux équipes davantage d’autonomie et de capacité d’initiative.
Comment tenir ensemble le cadre et l’autonomie ? Le contrôle et la confiance ? La responsabilité individuelle et la responsabilité collective ?
Le chef de service se trouve ainsi au cœur de multiples interdépendances. Il doit garantir un cadre, soutenir les professionnels, coordonner les acteurs, accompagner les transformations et faire vivre le sens du projet. Son rôle ne consiste plus seulement à faire fonctionner son équipe, mais de plus en plus à créer les conditions pour que plusieurs acteurs puissent agir ensemble.
Cette évolution questionne directement l’identité professionnelle du manager : quel est aujourd’hui son cœur de métier ? Organiser ? Décider ? Contrôler ? Réguler ? Fédérer ? Relier ?
Et comment trouver sa place lorsque les organisations deviennent plus transversales et que les modes de travail se diversifient, jusqu’au travail à distance et aux collectifs qui ne se croisent plus quotidiennement ?
Faire équipe suppose alors de disposer de repères solides tout en acceptant une part d’incertitude. Il s’agit de savoir ce qui doit être partagé, ce qui peut être négocié, ce qui relève de la responsabilité de chacun et ce qui nécessite une décision collective.
Il s’agit surtout de construire une coopération qui ne soit ni une juxtaposition d’acteurs, ni une dilution des responsabilités.
Dans ce contexte, les outils et les nouvelles pratiques de travail peuvent constituer des ressources, à condition de rester au service du collectif et du sens.
L’enjeu n’est pas de faire davantage, mais de faire autrement : mieux organiser les priorités, simplifier les fonctionnements, faciliter les échanges et dégager du temps pour ce qui fait la valeur du travail social et médico-social.
Les Journées nationales proposent de prendre le temps de questionner ce qui fait réellement équipe, d’explorer les nouvelles formes de coopération et de rechercher les organisations qui permettent à chacun de contribuer au projet collectif.
Croiser les regards, partager les expériences, mettre en discussion les pratiques, expérimenter des méthodes et repartir avec des outils : ces journées seront elles-mêmes un espace pour faire équipe autrement.
Formation Inter : 04.67.29.04.90
formation@actif-online.com
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intra@actif-online.com