ACTIF Formation – Information – Conseil

138

35 heures

0 €

min : 3 - max : 15

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Beaucoup de professionnels ressentent un malaise quand ils autoévaluent leur pratique professionnelle en institution.

L’application « littéraliste » de la loi 2002, la multiplication des protocoles et des dispositifs de réduction du risque administratif et judiciaire, et même paradoxalement les recommandations de « bonnes pratiques », semblent les éloigner de la personne prise en charge.

Comment préserver la « clinique » et avec elle, le lien social dans l’institution et la cohérence de la prise en charge, pour éviter de mettre à mal l’esprit de la démarche qualité devant prendre en compte les besoins de la personne accueillie par des personnes professionnelles accueillantes ?

Tout professionnel soucieux du sens et des effets de sa pratique professionnelle en institution dans la prise en compte de l’expression singulière des demandes, désirs, besoins de la personne rencontrée.

Définir les contours d’une approche clinique de la personne et découvrir sa pertinence dans la préservation de la dimension humaine dans la relation professionnelle.

Évaluer la pertinence d’une approche clinique selon les mandats institutionnels.

Prendre appui sur l’approche clinique, son expérience professionnelle, pour réévaluer les axes prioritaires de notre accompagnement et l’adapter aux besoins, défenses, ressources de la personne accueillie.

Être en capacité de mobiliser les outils et dispositifs institutionnels (entretien, projet, réunion d’équipe, partenariat, compte rendu…) par la priorité d’une approche clinique.

Pouvoir transférer les acquis de la formation pour optimiser sa pratique professionnelle.

Qu’est-ce que la clinique dans le champ social, éducatif, thérapeutique :

Le devenir de la personne dans les différents projets idéologiques, sociaux. La personne échappant aux catégorisations sociales, médicales, institutionnelles.

L’apport de la psychanalyse et des autres courants prenant en compte la personne. La clinique comme mise à l’épreuve des théories.

Charte, règlement, contrat, espace de liberté et de décision... Les capacités de résistance et de subversion du sujet.

Les outils de la clinique :

Modalités de la rencontre (se rendre disponible, traverser les différents plans d’échange, prendre appui sur un savoir pour accepter l’insécurité du non-savoir et la perte de la maîtrise).

Place de la personne dans le dispositif :

mise en coresponsabilité, hisser « l’usager » au rang d’interlocuteur,

l’expérimentation conjointe de la contrainte (choix, limite), dans la confrontation à la réalité psychique, transférentielle, institutionnelle.

Lecture des besoins de la personne et mobilisation : vers un « projet de la personne ».

Un mode d’entretien clinique, un dispositif d’accompagnement intégrant la dimension clinique (contrat de changement, espace éducatif, espace pédagogique, espace thérapeutique), une co-évaluation avec l’autre, les partenaires, l’institution.

Formaliser, rendre compte, évaluer les effets d’un travail clinique en accord avec nos mandats professionnels.

Valeurs référentielles.

Études de cas selon l’approche clinique et mise jour d’outils possibles

Oser produire le tableau clinique de la personne dans une perspective dynamique pour ouvrir sur un pari (le projet commun personne/institution)

Le rendre compte du travail clinique :

Concept de transparence au risque du « virtualisme ».

Concept d’opacité au risque de l’incommunicable.

Traduire la clinique pour la partager, l’effort nécessaire de formalisation.

L’évaluation du travail clinique :

La découpe sociale prise en compte (symptôme, vécu de la personne, mode relationnel, rôle social, sens de la pratique institutionnelle).

Les outils spécifiques de l’évaluation clinique et la légitimité d’une évaluation qualitative.

Démarche d’élaboration collective à partir de l’expertise professionnelle des stagiaires.

Apport théorique, étude de cas, exercice en petit groupe, mise en situation et simulation d’application dans l’espace professionnel.

Evaluation: par des ponctuations en cours de formation produisant un état des lieux permettant l’adaptation du parcours pédagogique. En fin de stage collective et individuelle par fiche d’évaluation.

Intervenant coordinateur : Claude PANOSSIAN, Psychologue clinicien (doctorat de 3ème cycle, DESS), 12 années de pratique hospitalière en CMPEA, 14 années de pratique institutionnelle en Foyer de l’enfance) Psychothérapeute en libéral depuis 1993, intervenant en institution, (formations, analyses de la pratique, régulations).