ACTIF Formation – Information – Conseil

148

35 heures / 1 stage / La Grande-Motte

1120 €

La Grande-Motte :

du 23 au 27/09/19

Formation réalisable en intra

Se rajoutant aux difficultés quotidiennes de prises en charges, aux conflits, provocations, mise en échec, les passages à l'acte violents physiques, les crises avec agitation psychomotrice, portent les professionnels à la limite de leurs compétences.

L'absence de prise en compte de ces situations dans la formation initiale, la difficulté pour les institutions de sélectionner et de baliser des savoir-faire, laissent les professionnels en désarroi et les amènent à « bricoler » des réactions souvent risquées pour chacun et couteuses pour leur propre vécu.

L'évolution des symptômes psychopathologiques des personnes accueillies, la difficulté pour les institutions à adapter les moyens et les pratiques pour tenir compte de ces changements, valident le constat d'une plus importante expression de la souffrance par l'agir.

Professionnels se trouvant confrontés à des actes de violences physiques dans leurs missions d'accompagnement.

Il est souhaitable que les participants aient déjà bénéficié d'une formation « généraliste » sur la violence.

Un certificat médical d'aptitude à la pratique de l'Aïkido et du Jujitsu, (sans chute), est requis.

Objectifs pédagogiques

Apprendre à acquérir les capacités relationnelles et techniques pour intervenir dans une scène de violences physiques en tenant compte des priorités établies et de la mission de service.

Se familiariser aux ruptures de scénarios en dehors des relations conventionnelles pour détourner le passage à l'acte ou le gérer.

Discerner l'opportunité d'une intervention physique.

Evaluer l'imminence d'une agression et les risques pour les différents acteurs, se placer et préserver un espace et une dynamique de sauvegarde.

Sur une scène violente apprendre à intervenir en appui, coordonner, donner les consignes adéquates, faire des choix.

Compétences visées

Pouvoir évaluer la dangerosité réelle d'une situation en dehors de sa théâtralité et des mobilisations émotionnelles.

Savoir décider, dans le tempo de la scène, que les techniques de distorsion du cadre et de gestion relationnelle ne sont plus adéquates.

Savoir évaluer ses capacités pour prendre en toute responsabilité l'initiative la plus adaptée.

Connaître, pratiquer et pouvoir appliquer les techniques de base de protection de soi et d'intervention en secours.

Etre apte à éviter la submersion dans l'agir pour prendre en compte l'ensemble de la scène.

Avoir pu éprouver, identifier, gérer ses réactions spontanées, (sidération, inhibition, peur, contre violence).

Evaluation des acquis et identification des besoins du groupe en termes de gestion des situations « actogènes », prévention et gestion des conflits, rupture de la relation agresseur/victime :

Effet du contexte relationnel et institutionnel.

Conflit symétrique et gestion asymétrique.

Le modèle dynamique de la relation agresseur/victime et les ruptures de scénario.

Distorsion du cadre sans rupture, temporalité linéaire...

L'état de disponibilité professionnelle et personnelle :

Consistance symbolique, Maîtrise de soi, (technique de contrôle respiratoire, travail sur sa densité et stabilité, relaxation dynamique, conduite d'énergie, contrôle émotionnel).

La rencontre corporelle et émotionnelle :

Communication non verbale :

Messages psychosomatiques, postures, attitudes, gestuelle, (soutenir contenir, apaiser),

Transmission émotionnelle par le contact corporel, (approche haptonomique, énergétique),

Nos zones de vulnérabilité critique et le risque de perte de contrôle.

Evaluation du risque « agir » :

Notion d'harmonie respiratoire, Perception globale du signal de l'action.

Evaluation de la détermination agressive du patient, des risques courus, du niveau de l'intervention, (de la gestion thérapeutique, éducative à la notion de légitime défense).

Notion de distance et de placement, équilibre/déséquilibre

En prévention, en action.

Maintenir son axe en relation dynamique, contrôler la stabilité de l'autre.

Gestuelle de sauvegarde et de contrôle :

Les poussées, (tentative de déséquilibre, plaqué au mur).

Les saisies : vêtements, poignets, épaule, cheveux, les étranglements.

Les coups : mains nues, (poing, pied, tête) Avec objet ou arme, Jet d'objet.

Intervention en secours :

Intervenir en tiers, Faire lâcher une saisie, Faire cesser des coups.

Méthode et techniques de contention :

En solo, à plusieurs intervenants. Mise au sol en sécurité.

Cas particulier de la contention des enfants.

Interventions concertées et mise en perspective :

Stratégie et techniques d'intervention.

Coordination et code de communication, utilisation de l'environnement et des partenaires potentiels.

Utilisation des complémentarités selon le sexe, la taille, le poids des intervenants.

Prendre en compte l'après coups :

o Informer, signaler, rendre compte.

o Prise en charge des victimes et des effets post-traumatiques.

o Prise en charge des agresseurs.

o Faire fonctionner la machine à symboliser institutionnelle.

Evaluation et autoévaluation de la pertinence des acquis et de leur applicabilité :

Simulation en temps réel et en milieu non sécurisée.

La notion du risque dans la décision d'intervention ou de non intervention :

Le risque pour soi et pour les autres et notre mandat.

Le cadre légal, les questions d'éthique.

Confronter les stagiaires à des situations les plus proches possible de la réalité du terrain.

Sélectionner les gestuelles applicables par la majorité des participants.

Réguler le vécu émotionnel libéré par les « scènes » violentes.

Maintenir la dimension tierce, la priorité à la clinique, la référence à la mission éducative ou de soin pour réduire les inhibitions, les dérives techniciennes ou mal traitantes.

Garantir un cadre pédagogique explicite, des règles du jeu claires, pour permettre un travail en sécurité.

Garantir un encadrement pédagogique optimum pour réduire les risques et suivre l'évolution de chacun, (deux intervenants pour le travail technique).

Apprentissage en grand groupe puis application par atelier à tiers préservé.

Simulation en temps réel et en environnement banalisé. Evaluation

Evaluation formalisée par les intervenants en fin de stage à la suite de la présentation par chaque stagiaire de leurs capacités de mise en œuvre des acquis.

Evaluation collective de la formation par les stagiaires et individuelle par un fiche d'évaluation.

Claude PANOSSIAN, Patrice MOURET